Et la tristesse des hommes est dans les hommes, mais cette force aussi qui n'a de nom, et cette grâce, par instants, dont il faut bien qu'ils aient souri. Exil - Saint John Perse

Nuit luandaise


La Marginale seule éclairée, et les enseignes-repères, de jour comme de nuit. BPC, en bas on trouve snet, l'operateur internet. Aller y renouveler son abonnement en main propre. En rouge l'immeuble Cuca, bière nationale.

Séries

Hommage à la vague école.

Retour de la lessive

A la périphérie de Luanda. Petites et grandes reviennent avec le linge propre, et escaladent la colline vers les musseques... travaux en cours, mais c'est de la route qu'il s'agit.

Fée électricité

En cherchant le gué qui permet d'éviter la route principale et ses "engarrafamentos", on tombe sur d'élégantes installations électriques, sur de simples piquets.
Réseau... ou bouquet?

Roboteiros


En attendant la charge.

Porteuses d'eau



Sortir de Luanda tôt le matin, c'est voir des centaines de femmes le long de la route. Les travaux avancent, la route de Semba s'élargit,



mais il faut toujours aller chercher l'eau dans des bidons,
et slalomer entre les automobilistes pressés... avec 20kg sur la tête.


Bord de Route 2


A comparer au précédent message.
Les affaires reprennent, le panneau a été redressé et maintenant on peut aussi battre les tôles... ou tenter de les redresser, car la route angolaise est éprouvante pour les machines.
Une autre version, non loin.
Et l'indispensable "recaoutchoutagem", pour les pneus fatigués. Fournissez le manomètre si vous souhaitez de la précision au gonflage.

Ombres de mer


Des grandes bleues, ils faut se résoudre a n'apercevoir que des fragments, la queue, ou le souffle avant les remous du plongeon.


Surprise devant ces deux ailerons ... une ombre glisse sous le bateau... la manta est passée, majestueuse.

La côte



La côte s'effrite, bientôt les musseques rejoindront la mer. En contrebas les jolies maisons essaient d'oublier l'avalanche qui les menacent... ou comme dans la propriété de ce proche du pouvoir, s'entourent d'un large jardin et de hauts barbelés pour oublier la poussière.


Corimba , côté plage


Le samedi matin, la plage au sud de Luanda se transforme en marché au poisson, entre les voitures qui essaient par le sable de contourner les embouteillages.

Corimba - côté mer

A l'ancre, les barques dansent, pour les aigrettes. Toujours aux couleurs angolaises.

Golf de Luanda

Pour les amateurs de golf, ou les amoureux des baobabs.

Cabo Ledo, retour de pêche


Fin d'après midi au village de Cabo Ledo.


Même sur une simple barque, même élimé, le drapeau angolais flotte fièrement. Un signe d'espoir?
Comme la devise sur les épaules de celui qui dirige la manœuvre?




La barque fataliste "C'est Dieu qui sait" (traduction - impression, sans doute inexate) est restée sur le sable, près des détritus.



Pêcheurs, femmes, enfants de la plage, tout le monde vient prêter main forte pour sortir le bateau ou trier le poisson pour les moins solides. La distribution sera complexe. C'est l'heure aussi de ravauder les filets.


A la sortie du village, l'église, de terre et de bois, dont seule la porte colorée rappelle la fonction. Pauvre, mais prête à reverdir, comme les villages angolais?

Au revoir N'Dalatondo


Un petit tour au Miraduro, il faut déjà repartir. Les gamins nous observent. Dans leurs yeux étonnés, toute l'incongruité de ces voyages au pas de charge, ou trop d'impressions sont glanées sans même descendre de la voiture.
Sous la poussière ocre, la cour va retrouver son calme, entre la maison des frères, les dortoirs vides, et la salle de classe.



N'Dalatondo, jardin botanique

Le long de la piste, beaucoup de femmes, du bois sur la tête, et quelques élégantes qui reviennent de la messe.
Au bout de ce ruban ocre et boueux, un cadeau des portugais et de la nature, le jardin botanique.


Il reste quelques pancartes mais ces plantes se moquent des tuteurs et des noms latins.
Entre la rivière et une petite bananeraie, des dizaines d'espèces.

Epices et condiments, bambous géants, bougainvilliers. Plantes exotiques dont j'ignore le nom.
Promenade fantastique sous ces ramures.




On repartira les bras chargés de rosas de porçalena, l'emblème de la province.

N'Dalatondo, autour de l'église


Débarquement chez le père Duchene. On envahit les dortoirs, on va chercher quelques seaux d'eau pour se dépoussiérer, et on lance un grand barbecue dans la cour.



Le lendemain, on aperçoit enfin les alentours. A la lisière de la ville moderne, où les batiments portuguais des années 50-60 résistent difficilement au manque d'entretien, les habitations se confondent avec la colline. C'est dimanche, et tout tourne autour de l'église. La messe dure près de deux heure, rythmée de chants rigoureusement menés par la chorale officielle. L'office est en portugais mais les chants en kimbundu. L'assemblée est colorée. Beaucoup de femmes vêtues de pagnes, comme à la campagne, et la tête couverte d'un foulard. Elles se tiennent à l'écart des hommes, alors que les jeunes vêtus a l'occidentale, eux se mélangent. Pas d'enfants sauf les bébés, ils jouent dehors.
Nous somme les invités surprises, les jeunes venus de Luanda... de la nécessité d'être présenté pour être accueilli, pour être autre chose qu'un regardeur.
Sortie de l'église, ce sont les musiciens qui ferment la marche, en prenant leur temps, les rythmes ont changé, se font plus dansants, pour le plaisir des gamins montés sur le toit qui couvre le parvis. L'assemblée se disloque, chacun repart a ses occupations, les soeurs en blanc dans leur vieux 4x4 blanc, d'autres dans une voiture scintillante, en moto, le plus souvent à pied, sur les chemins du monde.