

La grande presqu'île s'étire le long de la côte sud de Luanda.
Passer sur cette fine bande de sable, c'est changer de monde. S'y alignent les villas de riches angolais et les bars, boîtes corrolaires. Petit monde des "fils de" qui prennent les bateaux-taxi les bras chargés de bières et de cachaca pour aller s'étourdir les pieds dans l'eau, loin de la poussière et de la misère de Luanda.
Coté baie, sur la ligne de marée, la plage est parcourue d'un dépôt de détritus en tous genre, plastiques, canettes et bouteilles. Il faut s'enfoncer dans les broussailles, suivre la piste des coquillages, graines et squelettes de tortues lavés par la mer pour atteindre le côté Atlantique, battu par les vagues. Plus tonique!
Et la tristesse des hommes est dans les hommes, mais cette force aussi qui n'a de nom, et cette grâce, par instants, dont il faut bien qu'ils aient souri. Exil - Saint John Perse
Mussulo
Libellés : Angola