
Envie de laisser ces facades déglinguées, ridées, raconter ce qu'elles ont vu.
Luanda des marchands d'esclaves, des planteurs, des portugais en quête d'aventures ou de la bonne société tropicalisée. Et puis la guerre, l'abandon.
La guerre qui n'en finit pas, la vie qui s'accroche pourtant, les arbustes qui colonisent les moindres interstices et les squats.
Dehors, la peinture s'écaille, tandis qu'à l'intérieur, de jeunes artistes angolais tentent de libérer les couleurs et leurs rêves.

Et la tristesse des hommes est dans les hommes, mais cette force aussi qui n'a de nom, et cette grâce, par instants, dont il faut bien qu'ils aient souri. Exil - Saint John Perse
Luanda - facades
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